mardi 12 janvier 2016

bonne année 2016

bon, on ne va pas se laisser abattre par l'hécatombe de gens beaux et libres qui s'abat sur la culture en ce début 2016. J'aime à penser que d'autres, plus jeunes et plus fous, reprendront leurs flambeaux tombés à terre, pour ne pas se laisser avaler par la pensée binaire et simpliste que les grands vendeurs de biens de l'esprit veulent nous refourguer.
Comme le dit mon copain Hervé, la marge c'est la meilleure partie de la page; alors je nous souhaite à tous d'être des marginaux et d'apporter la richesse de nos voix uniques au concert du monde. En ce qui me concerne, en 2016, je prendrai ma part !

mercredi 4 novembre 2015

Brigitte Lahaie, les films de culte

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'un projet dont je ne suis pas l'instigateur, mais que je trouve admirable et auquel j'ai tout de suite eu envie de participer. C'est un projet participatif de livre sur Brigitte Lahaie.
J'en entends déjà dans le fond qui me disent "qu'est-ce que t'es allé te fourvoyer dans un projet sur une ex porno star ?!" Un petit retour en arrière s'impose. Tout d'abord, je suis un peu trop jeune pour avoir connu l'époque "faste" de Brigitte Lahaie. Son entrée fracassante dans la lumière colle à la révolution sexuelle post-68 et à l'avènement des salles X. Moi, quand j'ai commencé à avoir l'âge de m'intéresser au porno, c'était plutôt Zara White qui tenait le haut du pavé. Du coup, j'ai seulement commencé à m'intéresser à ses films il y a quelques années, mais avec un regard beaucoup plus cinéphile et en les remettant dans leur contexte historique. La différence de ses films avec la production porno actuelle m'a sauté aux yeux, à tel point que j'en ai même du mal à dire que ce sont des pornos, tellement ce n'est juste pas la même chose.Ceux d'aujourd'hui sont des vidéos courtes, sans budget, avec des acteurs lisses, imberbes, interchangeables, aseptisés, mis en scène dans des poses standardisées, presque robotiques, pas de paroles, on va à l'efficacité. Ou alors ce sont carrément des gonzos crades où les femmes sont maltraitées et humiliées.
Si vous passez de ça à un film de 77 de Gérard Kikoïne ou Burd Tranbaree, vous avez de grandes chances d'être désorientés. On a des décors, des dialogues, du jeu d'acteur, un scénario (parfois très bon, mais si !), un vrai long métrage, et surtout on voit des gens qui ont visiblement l'air de s'amuser et qui font ça pour choquer le bourgeois. On retrouve souvent les mêmes têtes, un peu comme une bande de potes qui se retrouve pour faire des trucs interdits. J'idéalise sans doute un peu, mais globalement c'est ce qui ressort de ça.

Et puis il y a une autre Brigitte Lahaie, qui a fait très tôt des embardées dans le cinéma de genre. Et c'est à vrai dire cette actrice-là qui m'intéresse le plus, celle qui a donné la réplique à Christopher Lee, celle qui a tourné avec Jess Franco, Erwin Dietrich, et surtout Jean Rollin. C'est d'ailleurs à travers mon admiration pour Jean Rollin et sa poésie surréaliste que j'ai commencé à m'intéresser à Brigitte Lahaie.

Elle a joué dans 6 de ses films, les plus connus étant Fascination et Les Raisins de la Mort.
Quand la possibilité de peindre un visuel pour le livre sur Brigitte Lahaie s'est avérée, j'ai tout de suite pensé à Fascination. L'image est trop marquante, quand elle s'avance avec sa faux pour trancher une tête, nue sous sa cape de Mort, on la croirait sortie d'une peinture de G.A. Mossa. mais l'idée avait déjà été prise, alors j'ai revu la Nuit des Traquées. Et grand bien m'en a pris !
Je reviendrai sur Jean Rollin car je n'en ai pas fini avec lui. Bref, la Nuit est un film passionnant à la croisée du film d'horreur, d'anticipation et de terreur, où les protagonistes n'ont plus de mémoire et sont pris au piège d'une tour noire de la Défense à la fin des années 70. Voici ce que j'en ai tiré:




L'image finale à l'aquarelle fait 61cm x 46cm.
la composition est un peu inhabituelle pour moi car les immeubles omniprésents dans le film m'ont donné envie de faire un clin d’œil au constructivisme des années 70 / 80. La peinture coule avec les personnages, pour signifier leur perte de mémoire et leur glissement progressif vers la folie. il y a aussi au centre les fameux ciseaux qui finiront plus tard dans les yeux de la pauvre Cathy Stewart, et qui symbolisent très bien le "cut", l'arrêt brusque de la conscience.
Je suis très heureux d'annoncer que cette peinture servira de jaquette à l'édition spéciale Jean Rollin du livre, et que l'original fait partie des contreparties et est en vente sur la page du projet. Des tirages d'art numérotés et signés sont aussi disponibles. Si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à CONTRIBUER !!!
Pour contribuer, c'est ici: http://www.kisskissbankbank.com/brigitte-lahaie-les-films-de-culte


lundi 26 octobre 2015

Combarelles

continuing my "Combarelles" series. Contemporary portrait included into a paleolithic venus.




mercredi 30 septembre 2015

Lucifer Rising 01

Lucifer Rising 01 - watercolor, 60cm x 45cm

Lucifer was the name given by the Roman to planet Venus, before the christian extract this entity to make it what we know today. A Venus is the name given to the small paleolithic figurines found in the magdalenian and gravetian caves in Europe. To me, Lucifer is just another face of Mother Earth.

mardi 8 septembre 2015

Lady Snowblood

cant' find the time to finish that one, so here it is in all its unfinishness (can I say that ?) that I kinda like anyway.
This my vision of Meiko Kaji as Lady Snowblood (Shurayuki Hime), leaving an endless trail of blood behind her path.



Lady Snowblood is at first a manga by stellar author Kasuo Koike, who also created Crying Freeman and Lone Wolf & Cub. This highly commendable flick, released in 1973, is one of the inspirations for Tarantino's Kill Bill (which doesn't outclass its ancestor). Tarantino also didn't hesitate to steal (some will say popularize) the title song "Shura no hana".

mardi 21 juillet 2015

interview Chaos

Chaos Reigns: Un site génial sur le cinéma, dont l'érudition décontractée m'a fait découvrir nombre de gemmes oubliées, m'a invité à dire deux trois petites choses sur le cinéma qui me fait vibrer. Où j'explique notamment mon attachement au regretté Jean Rollin (official) et à ses vampirettes muettes errant dans les cimetières de mon Vexin natal.

http://www.chaosreigns.fr/linvite-de-minuit-59-jean-sebastien-rossbach/

mardi 30 juin 2015

Lara Croft and the Frozen Omen

I'm having a lot of fun doing the covers for the new Lara Croft mini-series for Dark Horse Comics.

lundi 29 juin 2015

Il Casanova di Fellini

"Il Casanova di Fellini" with the amazing Donald Sutherland. original is watercolor, 46x61cm